Accompagnement pour les adultes
SéOS s’adresse aux personnes qui s’interrogent sur les limites en matière de sexualité, leurs comportements ou leurs fantasmes. Ces questionnements peuvent concerner des désirs, des pulsions, ou des actes qui suscitent de la honte, de la peur ou de la culpabilité. Il est possible de demander de l’aide pour sortir de cet engrenage avant que la souffrance ne prenne trop de place.
Nous ne choisissons pas nos attirances ou nos fantasmes mais nous sommes responsables de ce que nous en faisons.
Vous vous reconnaissez dans l’une de ces situations ?
- Des attirances envers des mineurs
- Des pensées ou fantasmes violents envers autrui
- Une curiosité ou un usage d’images à caractère pédopornographique
- Un sentiment de perte de contrôle face à la consommation de pornographie
- Des comportements perçus comme inadéquats ou à risque envers autrui
- Des fantasmes ou pensées sexuelles envahissantes et angoissantes
- La peur de céder à des pulsions incontrôlables
- Une angoisse liée à la répétition de comportements que vous désapprouvez
- Un sentiment de malaise au sujet au sujet de vos idées ou désirs sexuels
Vous n’êtes pas seul·e : notre équipe est là pour vous écouter, sans jugement, et vous accompagner en toute confidentialité et sécurité.
N’hésitez pas à nous contacter.

Témoignages
Les prénoms sont des prénoms d’emprunt.
J’ai un passé d’abus que je n’ai confié à presque personne. Depuis quelques années, je ressens parfois la peur de reproduire ce que j’ai subi, même si je refuse cette idée. J’ai des images qui me traversent la tête, des envies honteuses que je combats, mais que je ne comprends pas.
Antoine, 47 ans
J’ai été dans des situations où je pense avoir dépassé les limites. Ce n’était pas forcément clair sur le moment, mais avec le recul, je sais que la personne n’était pas vraiment en position de dire non. J’ai profité de ce flou. Ce n’était pas violent, mais ce n’était pas juste non plus. Je me pose des questions, mais j’ai peur de ce que je pourrais entendre si j’en parle.
Pascal, 34 ans
Au début, je consommais des vidéos à contenu pornographique juste pour me détendre. Mais à un moment, j’ai commencé à en regarder plusieurs heures par jour. Même au travail, je pensais à ça. J’avais l’impression de ne plus rien contrôler.
Loïc, 41 ans
Il y a peu, j’ai vu un reportage sur la pédophilie. Un des hommes interrogés expliquait qu’il pensait à des enfants et que ça l’excitait. Ça a été comme un flash, une révélation. J’ai réalisé que j’avais le même problème, que c’était peut-être pour ça que ça s’était terminé avec ma dernière compagne, je n’arrivais pas à me sentir bien avec elle. Depuis, je n’arrête pas d’y penser et cela m’angoisse de plus en plus.
Christian, 53 ans
J’ai 30 ans et je me pose beaucoup de questions. Je suis tombée par hasard sur des histoires sexuelles avec des enfants sur le net et cela m’a excitée. Je n’ai jamais touché un enfant, et je n’en ai pas envie. En revanche, je reconnais que je retourne parfois sur internet à la recherche de ce genre d’histoires. Je suis angoissée à l’idée que quelqu’un découvre mon attirance. Est-ce que je suis pédophile ? Évidemment, je n’ai pas osé en parler à qui que ce soit, même pas mon mari. Je suis sure qu’il me prendrait pour une tarée et qu’il pourrait même s’inquiéter pour nos enfants.
Marie, 30 ans
Pendant une bonne partie de mon adolescence je suis resté à l’écart des autres, on me prenait pour un ringard et un pédé car j’avais pas de copine. Les filles plus jeunes, elles, me comprenaient. Elles ne me jugeaient pas et me trouvaient même marrant. Aujourd’hui j’ai 28 ans et je voudrais arrêter ça. Les moments de bonheur que j’ai eu avec les enfants sont une illusion et ne durent pas, je rêve d’être un jour comme tout le monde, de trouver ma place et d’être heureux avec une femme.
Jean, 28 ans
