Accompagnement pour les professionnel·le·s
Accompagner des personnes questionnées par leur sexualité, par des comportements ou des fantasmes atypiques, peut faire naître un sentiment d’incertitude, de malaise ou d’isolement chez les professionnel·le·s du soin, du social ou de l’enseignement. Ce n’est pas toujours évident de savoir comment réagir ni vers qui réorienter.

Vous vous trouvez dans l’une de ces situations ?
- Vous sentez un malaise face à la révélation de certains fantasmes ou comportements sexuels lors d’un entretien.
- Un·e patient·e ou usager·ère exprime des pensées, attirances ou comportements qui vous inquiètent (attirance envers les mineurs, compulsions, usages d’images illégales, etc.).
- Vous ne savez pas comment aborder la notion de consentement ou de limites avec la personne concernée.
- Vous souhaitez éviter la stigmatisation tout en protégeant la personne et son entourage.
- Vous cherchez un espace de parole pour examiner vos propres émotions ou questionnements face à ces cas complexes.
- Vous aimeriez disposer de références fiables, d’outils ou de relais spécialisés pour orienter au mieux la personne prise en charge.
Face à une telle situation, certain·e·s professionnel·le·s peuvent se sentir mal à l’aise, ressentir une gêne ou craindre de manquer de formation ou de connaissances spécifiques. D’autres thérapeutes cherchent à orienter leur patient·e vers une prise en charge spécialisée. D’autres encore sont inquiet·ète.s, se demandant quelle serait leur part de responsabilité en cas de passage à l’acte…
N’hésitez pas à nous contacter.
Témoignages
Les prénoms sont des prénoms d’emprunt.
Bonjour, je suis infirmière. J’interviens tous les jours pour une patiente qui a la maladie d’Alzheimer. Son mari est toujours présent, et je suis mal à l’aise. Je sens son regard sur moi et je vois bien qu’il a un drôle d’air. J’ai déjà essayé d’en discuter avec lui, mais il fait comme si il ne comprenait pas. J’en ai pas parlé à ma responsable parce que j’ai peur qu’elle pense que c’est moi qui ai des mauvaises idées. Maintenant, quand je dois aller dans cette famille, j’ai la boule au ventre et j’ai même pensé quitter ma place.
Lucile, 54 ans – infirmière en libéral
Je suis médecin généraliste et, dans le cadre de ma consultation, une patiente m’a confié que son mari aimait s’exhiber et qu’elle était inquiète pour lui. Elle me demandait où il pouvait s’adresser pour demander de l’aide. Lui aussi souffre de cette situation. Je ne connais pas bien ce secteur de soins. Pourriez-vous m’indiquer un centre vers qui je pourrais l’orienter ?
Eric, 52 ans – médecin généraliste
Des parents d’élèves sont venus me trouver après la piscine, cette semaine. Ils étaient inquiets pour leurs enfants. Selon eux, un des garçons de la classe a demandé à plusieurs enfants de toucher son sexe. Il leur aurait dit que c’était pour gagner des points dans un jeu vidéo. Je ne veux pas alarmer les autres parents mais, en même temps, je souhaite savoir ce qui s’est passé, et comment parler à ce jeune. Pouvez-vous me guider ?
Jacques, 40 ans – instituteur primaire
Un de nos pensionnaires, dont je suis le référent, se montre parfois insistant envers les membres féminins du personnel. Cela les met mal à l’aise mais il ne fait rien qui puisse objectivement lui être reproché. Nous allons en parler avec lui mais il a un retard mental et ce n’est pas certain qu’il comprendra. Avez-vous des conseils à nous donner ? Comment rassurer nos collègues ?
Alain, 32 ans – éducateur dans une institution pour adultes
Une collègue m’a alerté sur la proximité entre un enseignant et ses élèves. Je vois bien que quelque chose cloche, mais je redoute d’aborder le sujet : comment en parler sans accusation, mais sans négliger ma responsabilité ?
Georges, 61 ans – directeur d’école
